Bon samedi !
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Gastronomie, mon
Estonie, sont des mots qui en vont pas très bien ensemble (très bien enseeeeeeeeeeeeemble).
C'est bien connu : plus on monte vers le Nord, plus la gastronomie se fait toute petite, se met à fondre, à
diminuer, telle la taille des membres et extrémités chez les animaux homéothermes (température interne constante) pour offrir aux températures extérieures peu amicales le
moins possible de surface qui ferait perdre la précieuse chaleur corporelle. La gastronomie étant fille de l'homme, et donc de la nature, elle n'échappe pas à cette fameuse "loi d'Allen" (à
laine? Laineux ? A poil laineux !), qui découle de la "loi de Bergmann". De bons gros Z'animo® trapus et massifs dans les climats froids et des animaux fins et élancés dans les climats chauds (et
rapides les bestiaux, rapides ! « Cours moi y qu'je t'attrape » qu'elle leur dirait la mamie !).
2 paramètres : le corps qui produit la chaleur, et la peau qui en tant que surface d'échange la perd au contact de
l'air froid.
Une donnée : la surface augmentant moins vite que le volume (² vs. ³), le rapport surface/volume diminue donc si l'on augmente les dimensions de l'objet (en l'occurrence : de l'animal. Bien qu'on ait commencé sur la gastronomie ! On va y arriver. Patience. « Tout vient à point à qui sait attendre », sagesse populaire. Pop …. pops, pops, do ré mi fa Pops ! ).
On comprend bien que dans les
régions froides, les animaux doivent être le plus massif possible (phoques, ours) pour exposer la surface de peau la plus petite possible et avoir une grosse masse de corps produisant la
chaleur.
La gastronomie a donc tendance à devenir plus massive et moins élancée, moins fine et subtile, quand on monte vers
le nord.
Or l'Estonie est au nord.
Donc la cuisine estonienne est massive et peu subtile (ouf, j’espere que vous m’avez suivi sur
ces chemins périlleux et ces raccourcis bien osés …).
Bien. Ce premier caratère de la gastronomie estonienne étant établi, examinons maintenant la définition
même du mot « gastronomie ». Pour cela, hop, un petit tour sur le meilleur ami qu’il soit, Wikipedia (oui, on peut avoir pour meilleurs amis des gens morts depuis des siècles, ou
imaginaires. Non non, pas la camisole, non ...).
« La gastronomie est l'ensemble des règles (fluctuantes, selon pays, classes sociales et modes) qui définissent l'art de faire bonne chère. »
Bonne chère. Aïe. Ça paraît mal parti … Mais. Wikipédia nous indique judicieusement ce que veut dire « bonne chère ». Ainsi, cette expression était utilisée pour exprimer le fait de
« faire un bon repas » dès le 19ième siècle, « un bon repas étant un élément d'un bon accueil. Dans ce sens, "chère" comprend tout ce qui concerne la
quantité, la qualité et la préparation des mets ».
Donc il nous faut examiner au final la quantité, la qualité et la préparation des mets.
Mais avant cela, quelques toutes petites remarques. Allez faire un tour sur l’article de Wikipédia, et vous verrez qu’il existe plusieurs définitions de gastronomie. Ce terme est assez vague au final.
De plus, dans la colonne de gauche sur Wikipédia, il y a toutes les langues dans lesquelles l’article que l’on
regarde existe. Pour « gastronomie », il y en a un certain nombre. Mais l’article n’existe pas en Estonien (Eesti) … Je vous laisse tirer vos propres conclusions de cette observation
…
Dernière remarque (et après, promis, je vous détaille enfin la gastronomie estonienne) : vive les liens de wikipédia grâce auxquels on apprend quand même l’existence de la
« confrérie des chevaliers du taste-fromage de France » (qui comme par hasard appartient à
l’académie des confréries du Languedoc-Roussillon … décidément ce pays regorge de choses merveilleuses !). Leur devise ?
« Honni soit qui sans fromage
prétend à bonne table faire hommage. »
Merveilleux n’est ce pas ? Quand on pense à toute cette belle diversité de fromage dont notre pays regorge … (« Je vous en mets combien de Comté ma bonne dame ? » nous disait gentillement avec son bel accent `celle d'à côté ', ex Mr. Duport, de chez Guillaumet, alias 'le vieux', dit aussi 'le bio')
Mais tout de même. Leur nom. « taste fromage ». Est ce que c’est le « taste » qui veut dire « goûter » en anglais ? Ou pas ? Leur site internet ne nous renseigne pas du tout sur l’origine de leur nom. Un acrostiche trône sur leur page d’accueil … mais est ce pour justifier cet anglicisme ? Ou est ce un poème original qui a défini le nom de leur confrérie ? J’ai bien peur que ce soit un anglicisme … ce qui serait dommage pour une confrérie qui défend le fromage français !
La gastronomie estonienne donc. Si je ne commence pas à vous la décrire maintenant, je sens que
vous allez m’en vouloir (ou bien, je vous ai tous déjà perdus, vous vous êtes déjà précipités sur les images qui suivent … ah ben bravo ! Dommage pour vous, la phrase qui suit prouve qu'il est
possible de voyager dans le temps. Ou d'entendre des voix. Ou de finir en camisole, modèle 707 bien sur, un de ces jours). "Ne dis pas peu de choses en beaucoup de mots, mais dis beaucoup de
choses en peu de mots." me dirait mon cher Pythagore … La, pour le coup, c’est raté. J’espère qu’il ne m’en voudra pas et que sa vie et son œuvre continueront à m’inspirer (et oui,
Pythagore est bien plus que cet homme auquel on pense à chaque fois que l’on emprunte une ligne hypothénusale imaginaire pour raccourcir notre chemin « allez hop, je vais faire mon
Pythagore ». Non ? Vous ne vous dites jamais ca ? Bizarre …).
Ingrédients de base : ca va pas vous étonner : pomme de terre, porc, hareng, pain noir, et choux.
« La soupe aux choux mon Blaise ça parfume jusqu'au trognon, ça fait du bien partout où qu'elle passe
dans les boyaux. Ca tient au corps, ça vous fait même des gentillesses dans la tête. Tu veux qu't'y dise: ça rend meilleur. » Le Glaude.
Plats : difficile de ne pas faire dans le cliché et le folklore pour décrire les plats estoniens.
« Je ne suis pas dans le folklore, je suis dans ma vie ». Paul dans sa vie. (un chef d'œuvre à voir si vous ne l'avez jamais vu !)
Un repas estonien se compose généralement d'un plat principal, assez copieux, avec des crudités, une viande
(souvent du porc) et un accompagnement (souvent des pommes de terre). Dans les cafés/pubs/brasseries un peu partout en Estonie, ils servent des plats du jour copieux pour l'équivalent de 3 à 4
euros. Plutôt bien présentés et beaux (bien que la réincarnation de Dédé, l'élan du Dalaï Lama, nous ait dit un jour que « rien n'est plus beau qu'un coquelicot »). Avec très
souvent des petites bougies sur toutes les tables.
Plat du jour typique
Qualité : Bon. Soyons francs. Les choses ici n'ont pas beaucoup de goût. On ressent fortement le manque de soleil dans les ingrédients de base. Les bons produits du terroir
Sud de France, gorgés de soleil, accompagnés de bons vins de pays (tel un Grenache, vin de pays d'oc, aux reflets ambrés, qui développe des notes animales. Ou encore mieux, on bon Muscat
de Lunel - et pas d'ailleurs attention !).
Les bons produits naturels qui respectent cette chère Nature. Qui ne gardera pas intactes nos conditions de
vie éternellement au rythme où vont les choses ...
« Les arbres du Fukai sont nés pour nettoyer ce monde que les êtres humains ont pollués. Ils prennent le poison de la terre en leur sein, le transforme en cristaux, meurs et deviennent du sable. Cette caverne a été créée dans ce sens. Les insectes protègent cette forêt. » Nausicaä de la Vallée du Vent (MIYAZAKI)
Allez hop, assez de lecture pour aujourd'hui, on garde la présentation des bars/restos de Tallinn qui offrent à
nos papilles les délices de la cuisine estonienne pour demain !
Dès que les premieres flocons de neige tombent, des bonhommes de neige commencent à apparaitre un peu partout dans
Tallinn. Et on sent que les bonhommes de neige, les estoniens, ils maitrisent. Rien à voir avec le traditionnel bonhomme avec une grosse sphère pour le corps, une plus petite pour la tete, 2 yeux
et un nez en carotte.
Non, ici le bonhomme de neige est inventif, subtil, original, et vraiment merveilleux.
Quelques exemples !
Celui à grandes oreilles et long nez (avec St Olaf en arrière plan).
L'oiseau de neige. Admirez l'utilisation des feuilles mortes !
Le beau rat des neiges ...
Et mon petit préféré, l'ange des neiges ! (si seulement j'avais encore mon ange cochon j'aurai pu les réunir
;-))
Voyez cette petite bouche en brindille, ces petits yeux en pierre ...
Ce petit regard fripouille et cet oeil pétillant de malice ....
.... dans lequel repose un fragile flocon de neige (je regrette de ne pas avoir eu mon objectif macro avec moi ce
jour la ...)
BON DIMANCHE !
Fantastique découverte !
Tout part d'une négligence (enfin négligence ....). Une crêpe cuit dans une poêle, tranquillement, répandant ses arômes autour d'elle, frétillant de plaisir, croustillant de bonheur, pchh pchh
pccchhhh. Mais au moment où il aurait fallu que la main appartenant à la bouche qui allait la dévorer la fasse promptement glisser hors de sa coupole chauffante, une curiosité qui ne pouvait pas
attendre poussa main, bouche et cerveau à se déplacer pour se brancher sur l'espace de tous les savoirs. Et oui, il y a des moments comme ça où l'on a vraiment envie de savoir si de gentils
lecteurs ont mis des commentaires sur ce petit blog. Et d'une chose une autre, des idées jaillissent, des photos défilent, de liens en liens, le temps passe, passe ...
Et, 3 heures après, en allant chercher à boire, on remarque une drôle de lueur sous la poêle. Non ... oh non ... Et si ! Si ! Il y a bien une crêpe qui est entrain de se faire dorer
depuis 3 heures !
Elle n'est même pas toute noire, ca ne sent pas le cramé. Elle est juste totalement rigide, et plus très
appétissante ...
En voila quand même une sacrée découverte ! Et quel bon prétexte pour faire des photos ...
Pauvre crêpe, elle est quand même bien desséchée ...
Oh et puis allez, une petite retouche noir et blanc ...
Et on peut même faire poser le Mickael Jackson avec la crêpe survivor !
PS : en temps normal, les crêpes sont toujours bien traitées chez moi.
Effectivement ce mot n'est peut être pas connu de tous.
Il désigne une découverte inattendue, et est souvent utilisé en science.
Je vais faire un bien flemard copier/coller de Wikipédia sur ce mot :
"Le mot sérendipité est en français un néologisme dérivé de l'anglais
« serendipity », un terme introduit en 1754 par Horace Walpole pour désigner des « découvertes inattendues ». Walpole s'était inspiré du titre d'un conte persan intitulé Les Trois Princes de Serendip, où les héros, tels des chasseurs, utilisaient des indices pour décrire un
animal qu'ils n'avaient pas vu. Le mot Serendipity ne fait toutefois pas allusion à ce passage, mais à la fin du conte, où les héros deviennent riches, célèbres et adulés, alors qu'ils étaient
simplement partis chercher l'aventure.
Le mot anglais serendipity fut créé par Horace Walpole le 28 janvier 1754 dans une lettre à son ami Horace Mann, envoyé du roi George II à Florence, pour
signifier des « découvertes inattendues, faites grâce au hasard et à l’intelligence » Il fait
mention d'un conte persan, Les Trois Princes de
Serendip, publié en italien en 1557 par l'éditeur Vénitien Michele Tramezzino et traduit dès
1610 en français. Serendib ou Serendip était l'ancien nom donné au Sri Lanka en vieux persan.
L'histoire raconte que le roi de Serendip envoie ses trois fils à l'étranger parfaire leur éducation. En chemin, ils ont de nombreuses aventures au cours desquelles, ils utilisent des
indices souvent très ténus grâce auxquels ils remontent logiquement à des faits dont ils ne pouvaient avoir aucune
connaissance par ailleurs. Ils sont ainsi capables de décrire précisément un chameau qu'ils n'ont pas vu : « J'ai cru, seigneur, que le chameau était borgne, en ce que j'ai remarqué
d'un côté que l'herbe était toute rongée, et beaucoup plus mauvaise que celle de l'autre, où il n'avait pas touché ; ce qui m'a fait croire qu'il n'avait qu'un œil, parce que, sans cela, il
n'aurait jamais laissé la bonne pour manger la mauvaise ».
Walpole précise dans sa lettre que les jeunes princes font simplement preuve de sagacité, et que leurs découvertes sont purement fortuites.
Ce conte a inspiré le Zadig de Voltaire, où le héros décrit de manière détaillée une chienne et un cheval en déchiffrant des traces sur le sol ; il est accusé de
vol et se disculpe en refaisant de vive voix le travail mental effectué.
L'usage en sciences : Selon l'historien Carlo Ginzburg (1980), la découverte de la sérendipité,
à travers la réception européenne du conte de Serendip, notamment à travers Zadig, qui devient rapidement très populaire, coïncide avec l'émergence d'un « paradigme de l'indice » utilisé en sciences humaines. Zadig est ainsi, selon lui, l'embryon du roman policier. Le naturaliste Georges Cuvier fait ainsi allusion à Zadig, tandis que Thomas Huxley, lors de conférences à propos des découvertes de Darwin, définit la « méthode de Zadig » en tant que procédé commun à l’histoire, à l’archéologie, à la
géologie, à l’astronomie physique et à la paléontologie – à savoir la capacité de faire des prophéties rétrospectives."
A noter que, si ce concept vous interesse, le 23 Novembre il est le thème le l'émission
"Continent Sciences" sur
France Culture. Ecoutable en ligne, et téléchargeable pendant une semaine après la diffusion !
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